Marion Bergeron « 183 jours au Pole emploi » : Stress et conditions difficiles


Les conditions de travail du Pole emploi dénoncée dans « 183 jours dans la barbarie ordinaire » de Marion Bergeron. Elle revient sur ce qui lui a semblé le plus difficile pendant ce CDD au Pole Emploi dans une interview de France Soir : « La violence. Des deux côtés du guichet. La violence des demandeurs d’emploi qui se trouvent dans une situation tellement agressifs, et celle d’un système destructeur pour ses employés, qui nous oblige à faire des choses que l’on ne voudrait pas faire.

Pole emploi

Comme devenir désagréable avec ceux que l’on reçoit parce qu’on n’en peut plus de se faire insulter, envoyer sciemment des offres d’emploi qui ne correspondent pas au destinataire ou rapporter dans les dossiers des entretiens que l’on n’a pas effectués ».
Concernant les arrêts maladie, elle a craqué après une semaine, elle revient sur le pourquoi du comment : « Je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. J’ai commencé à pleurer dans le métro chaque matin en y allant. Je ne savais même pas que je craquais. D’autres conseillers m’ont raconté qu’ils avaient vécu la même chose au début. C’est très violent. On vous met au guichet, sans formation, les gens vous tombent dessus, vous hurlent dessus pour certains, et très vite, vous avez peur. Vos collègues ne vous défendent pas. Tout le monde trouve ça normal. Cette violence est acceptée. Les gens sont tellement désespérés. (….) » semaines de congés annuels ne suffisent absolument pas pour évacuer cette pression. Les gens sont essorés. Et ça a encore empiré depuis mon départ. Les arrêts maladie ont été multipliés par trois entre 2009 et 2010. « 

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Un commentaire pour “Marion Bergeron « 183 jours au Pole emploi » : Stress et conditions difficiles”

  1. ffilou6 dit :

    Il y a de nombreeuuusssseesss choses à changer et améliorer dans Pôle Emploi, cela va prendre plusieurs années ainsi que des changements de mentalités.
    Pôle Emploi est supposé être dirigé par des HUMAINS pour des HUMAINS ! Mais beaucoup l’oublient et ou reçoivent trop de pressions et contraintes de la part de dirigeants non humains et au coeur de pierre et qui considèrent les demandeurs d’emplois comme de simples objets avec chacun leur numéro d’identifiant et qui croivent que c’est facile de les gérer avec des ordinateurs en ne passant même pas 10 voir 5 minutes par entretien avec chaque demandeur d’emploi, et ne pensent qu’à des rentabilités et chiffres qui ne veulent plus rien dire, genre: « vous le conseiller A, c’est bien, vous vous êtes occupés de 30 inscrits ajd’hui; vous le conseiller B, c’est mauvais, vous n’en êtes qu’à 12 inscrits traités » Mais où allons nous? 🙁 …

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