Téléconseiller GDF centre d’appel : Témoignage conditions de travail


Quelles sont les conditions de travail à GDF comme téléconseiller dans un centre d’appel? Le Parisien a recueilli le témognage de Fanny qui a travaillé pour Armatis dans un centre d’appel de Caen, sous traitant pour GDF Suez : Face aux clients à détresse, elle a été formée pour leur vendre des produits et non les aider…les fiches de réclamations se cumulent. Elle explique : « Quelle que soit la raison de l’appel, chaque téléconseiller possède une liste de produits commerciaux qu’il doit coûte que coûte proposer à son interlocuteur au cours de la conversation. Cela me gênait moralement beaucoup car je pouvais avoir au bout du fil des gens dans une grande détresse financière » (…)

téléconseiller GDF

« L’objectif premier n’est pas d’aider, mais bien de vendre, reprend Fanny, des produits ou des services qui, de surcroît, ne servent pas à grand- chose. » (…) »Chaque jour, je devais gérer environ une centaine d’appels. Il fallait enchaîner à toute vitesse.Le TMP c’est-à-dire le temps moyen par appel ne devait pas dépasser les huit minutes, quel que soit leproblème ! »(…) »Nous étions pour la plupart payés au smic, c’est-à-dire autour de 1 000 € net. Pour nous, vendre ces produits nous permettait de toucher des primes pouvant aller jusqu’à 200 € supplémentaires par mois. » (…) »La pression était toujours plus grande. Les appels étaient enregistrés et, régulièrement, on nous débriefait en les écoutant et en nous donnant des notes ! GDF Suez voulait que nous
vendions toujours plus, sans tenir compte des urgences. Beaucoup comme moi sont partis ».

Source : Le Parisien / Erwan Benezet

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Un commentaire pour “Téléconseiller GDF centre d’appel : Témoignage conditions de travail”

  1. Cca International dit :

    Mère isolée, salariée chez Cca International Rouen depuis plus de 5 ans, après Nespresso, je taffe pour le compte Gdf Suez, un constat alarmant : primes du tiers monde; pas de 13e mois; pas d’intéressement au groupe mais une grande qualité de service à fournir pour une reconnaissance médiocre voire inexistante, c’est ça être prestataire aujourd’hui en 2014 en France! Bof, Bof la responsabilité sociale, si vous en avez encore la possibilité, un conseil, messieurs,dames, passez votre chemin!!!

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